Rapports de gendarmerie

Voici des rapports de gendarmerie.

11/01/1954
19/01/1955
20/05/1955
26/07/1955
07/01/1961
05/08/1955
30/10/1957
21/11/1960


11 janvier 1954 - TOP SECRET

Gendarmerie nationale, commandement régionale de la gendarmerie de la 2e région militaire, 2e légion des Ardennes, section de Vouziers, rapport du lieutenant L…, commandant de la section de Vouziers sur l'apparition de phénomènes lumineux aériens dans l'arrondissement de Vouziers, 11 janvier 1954.

Entre le 30 octobre à 23h30 et le 31 octobre 1953 à 1h30, deux phénomènes lumineux aériens ont été observés par des militaires de la section au cours d'un service de nuit. Il s'agit de deux phénomènes distincts : Premier phénomène : quatre militaires de la brigade de Le Chesne, dont le chef de poste, étaient en service entre 23h40 et 24 heures à Louvergny au lieu-dit Beauséjour quand ils ont été les témoins d'un fait étrange. A 23h40 en arrivant de Louvergny, ils ont remarqué une lueur rouge en direction de l'ouest. A 23h50 ils ont observé un disque rouge d'un diamètre apparent de 1 mètre et sous un angle de site d'environ 30 degrés toujours en direction de l'ouest. Au bout de quelques minutes, il leur a semblé que le disque se séparait en deux parties, aux deux tiers de la hauteur, et la partie supérieure a disparu. A 24 heures, lorsqu'ils ont quitté le lieu de leur service, le disque était encore visible. Le disque rouge ne semblait animé d'aucun mouvement et aucun bruit n'a été entendu. Deuxième phénomène : quatre militaires de la brigade de Machault dont le chef de poste se trouvaient en service sur la Nationale 46 entre Pauvres et Masagran, quand l'un d'eux a vu un engin de petite dimension se dirigeant dans le sens sud-est-nord-ouest et suivant sa trajectoire à une vitesse extrêmement grande. Cet engin se remarquait par une brillance importante, nettement plus grande que celle des étoiles environnantes et présentait des reflets verts. L'observation a duré quelques dizaines de secondes. (Ces rapports sont notés secret confidentiel et secret.)

Remarque : Jusqu'en 1957 environ, les rapports de gendarmerie concernant les témoignages d'OVNI sont frappés d'un cachet rouge " CONFIDENTIEL " ou " SECRET ", voire les deux. C'est que l'on était persuadé qu'il s'agissait de la manifestation d'engins secrets soviétiques. Depuis, ces rapports ont été déclassifiés. Mais le problème n'est pas résolu pour autant. On est simplement sûr que les Soviétique n'ont rien à voir avec les OVNI.

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19 janvier 1955 - Le maire et l'ovni lumineux

Gendarmerie nationale, 31 janvier 1955. Nous soussigné H… F…, gendarme à la brigade de Saint-Simon, département de l'Aisne, rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs.

Le 30 janvier 1955 à 17 heures nous, maréchal des logis chef B… apprenons par M.G…, maire de la commune que le 19 janvier 1955 vers 22 heures il a vu, au-dessus du village, un engin lumineux, genre soucoupes volante, se dirigeant nord-est-sud-ouest. Il ajoute que son épouse ainsi que son petit-fils et Mme H…, ont été témoins de cette apparition. Le même jour à 18 heures, par message téléphoné n°19, nous avisons des faits notre commandant de section. Le 31 janvier 1955 à 10h30, nous procédons à une enquête et recevons le témoignage de M.G… (cinquante-huit ans), maire de la commune de Saint-Simon, dans l'Aisne, qui déclare :

Le 19 janvier 1955, vers 22h10, je revenais de passer une veillée chez un parent, route d'Artemps, j'étais accompagné de mon épouse et de mon petit-fils C… Jean-Pierre, âgé de neuf ans. Alors que nous arrivions à la hauteur de l'habitation H…, nous avons eu soudain notre attention attirée par un engin lumineux dans le ciel, venant de la direction de Saint-Quentin et se dirigeant vers Cugny. Cet engin avait la forme d'un disque lumineux, blanc, d'un diamètre apparent de 20 à 30 centimètres environ. Un faisceau lumineux de couleur orange prenait naissance à l'arrière du disque. Ce faisceau avait une longueur d'une vingtaine de mètres et se terminait en queue de poisson large de deux mètres environ. L'appareil se déplaçait à très grande vitesse. Je l'ai suivi des yeux pendant 150 mètres, c'est-à-dire pendant 5 secondes environ. Puis il a disparu. J'estime que l'engin en cause pouvait se trouver à 300 mètres de hauteur. Sa marche n'allait pas vers la terre mais, au contraire, il s'élevait vers le ciel avec un angle d'ascension de 10 degrés environ. Je n'ai perçu aucun bruit, seule la luminosité a frappé mon attention. Après le passage, je n'ai remarqué aucune traînée ou étincelle. Aucun doute n'est possible, il ne s'agit pas là d'un aérolithe, ni d'une étoile filante, comme tout le monde a pu en apercevoir. Il s'agit d'un engin conduit de main d'homme ou télécommandé puisqu'il suivait une direction bien définie. J'insiste sur la hauteur que je vous ai donnée et qui n'était pas excessive, ainsi que sur l'ascension. Quelques jours plus tard, je travaillais chez Mme H… à Cugny lorsque j'ai parlé de mon observation. Mme H… m'a fait connaître que le même jour et à la même heure que moi, étant dans sa cuisine et à travers la fenêtre elle a aperçu, venant de la direction de Saint-Simon, un engin dans le ciel. Elle n'a pu me donner la description n'ayant vu qu'un faisceau violet. Je ne connais aucune autre personne ayant été témoin de cette apparition.

Lecture faite persiste et signe.

Témoignage de Mme G… Marcelle, âgée de soixante-deux ans, sans profession, demeurant à saint-Simon dans l'Aisne.

Le 19 janvier 1955, vers 22h10, je revenais de chez une parente, route d'Artemps. J'étais avec mon mari et mon petit-fils C…

Jean-Pierre. Nous nous trouvions à hauteur de l'habitation H…, lorsque tous trois, nous avons eu notre attention attirée par un engin lumineux de couleur blanche, suivi d'un long faisceau de couleur orange. Cet engin se déplaçait de la direction de Saint-Quentin vers Cugny, c'est-à-dire nord-est-sud-ouest, à une très grande vitesse. Cette apparition n'a été visible que pendant cinq secondes. Le disque pouvait avoir un diamètre de 20 centimètres environ, le faisceau prenant naissance à l'arrière du disque s'amplifiait sur une longueur de 20 mètres environ. Il se terminait en queue de poisson d'une largeur de deux mètres. L'engin paraissait se trouver à faible hauteur, approximativement 300 mètres et il s'élevait progressivement à la façon d'un engin qui décolle. Je n'ai perçu aucun bruit, nu vu aucune traînée ou étincelle après le passage de cet engin. Aucun doute n'est permis, il ne s'agit pas là d'un phénomène naturel.

Lecture faite persiste et signe.

Entendu également en présence de son grand-père, C… Jean-Pierre, âgé de neuf ans, écolier demeurant chez ses parents à Saint-Simon dans l'Aisne.

Le 19 janvier 1955 vers 22 heures, je revenais de passer une veillée lorsqu'à la hauteur de l'habitation H… nous avons eu subitement notre regard attiré par un petit disque blanc dans le ciel, à l'arrière duquel se trouvait un faisceau lumineux orange. Cet ensemble lumineux venait en direction de Saint-Quentin et se dirigeait vers Cugny. Il se déplaçait à très grande vitesse et n'est resté visible que quelques secondes. Le faisceau orange prenant naissance à l'arrière du disque allait en s'élargissant et se terminant en queue de poisson, toutefois, je dois dire qu'il était nettement visible. Le disque se déplaçait à plat, comme une assiette renversée. Il poursuivait un mouvement ascendant comme un avion qui vient de décoller. Au cours du passage de ce disque je n'ai perçu aucun bruit.

Lecture faite persiste et signe.

Poursuivant notre enquête à Cugny dans l'Aisne, nous entendons Mme H… Jeanne, âgée de quarante-trois ans, sans profession, demeurant à Cugny dans l'Aisne. Mme H… déclare :

Il est exact qu'il y a environ deux semaines, sans pouvoir préciser le jour, alors que je me trouvais dans ma cuisine vers 22 heures, j'ai eu mon attention attirée par une lueur bleu-vert dans le ciel. J'ai ouvert la fenêtre mais je n'ai plus rien vu. Il m'a semblé que le lueur signalée se déplaçait d'est en ouest à grande vitesse et à assez haute altitude. Je ne peux être plus précise à ce sujet, cette apparition n'ayant duré que quelques secondes. Je n'ai perçu aucun bruit lors du passage de cette lueur, ni vu aucun gerbe d'étincelle ou de flammes. J'ignore si la lueur que j'ai aperçue a un rapport avec l'engin vu par la famille G…

Lecture faite persiste et signe.

M.G… Alfred, électricien et maire de la commune de Saint-Simon est honorablement connu. Sa déclaration nous a paru sincère, de bonne foi, et exempte de toute idée fantaisiste. Il n'a pas été effrayé par ce qu'il voyait. Il a mis sur le compte de son métier d'artisan de ne pas avoir eu le temps matériel de nous en aviser plus tôt. Mme G… est comme son mari, très bien considérée. Sa bonne foi est évidente ainsi d'ailleurs que celle de son petit-fils. Mme H…, cultivatrice est moins affirmative, car elle a vu le phénomène de l'intérieur de sa maison.

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20 Mai 1955 - PREMIERS TEMOIGNAGES DE GENDARMES

23 mai 1955, Rocroi. Rapport du capitaine G…, commandant la section, sur l’apparition d’un engin aérien non identifié.

Le 20 mai 1955 en visite de nuit et se trouvant sur la Nationale 51 entre Givet et le hameau des Trois-Fontaines, les gendarmes N… et L… ont aperçu dans le ciel, à 2H30, un engin aérien inconnu qui volait à basse altitude à 200 ou 300 mètres environ, au-dessus de la région comprise entre Ham-sur-Meuse et le hameau des Trois-Fontaines, et suivant la direction sud-est-nord-ouest. Cet engin leur a semblé avoir la forme d’un gros obus ou d’un cigare, de la dimension de la carlingue d’un avion de chasse. L’intérieur « tait lumineux. De l’arrière jaillissait des projecteurs lumineux, étincelants et multicolores. Sur le moment ils eurent l’impression de se trouver devant un avion en flammes, mais l’engin disparut en vol horizontal en direction du nord-ouest après quelques secondes. Sa vitesse leur a semblé très élevée, supérieure à celle des avions actuels. Au moment où ils l’aperçurent, un autorail qui se dirigeait vers Givet, passait sur la voie parallèle à la Nationale 51. Le bruit fait pas cet autorail ne leur a pas permis d’entendre l’éventuel bruit fait pas cet engin. La nuit était étoilée et sans lune. La direction du vent était nord-est-sud-ouest, c’est-à-dire contraire à la direction suivie par l’engin. Ayant fait remarquer à ces gendarmes que cela pouvait être un avion commercial de la ligne Genève-Bruxelles ou Bruxelles-Nice, ces derniers ont été d’accord pour dire qu’il ne pouvait y avoir de confusion, et qu’il ne pouvait s’agir d’un avion. C’est la première fois que le passage d’un tel engin est observé au-dessus de la circonscription de la brigade.

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26 Juillet 1955

Gendarmerie nationale, 26 juillet 1955 à 12h30. Brigade de Nouvion-en-Ponthieu dans la Somme.

A 11h45, au bureau de notre brigade, sommes avisés téléphoniquement par M. le maire d’Agenvilliers (Somme), qu’un de ses administrés avait vu dans le ciel un engin mystérieux dans le courant de la journée du 23 juillet 1955. Nous nous sommes immédiatement rendus à Agenvilliers ou nous avons entendu M. P… Joseph trente-cinq ans, jardinier de nationalité française, qui nous déclare :
Le samedi 23 juillet 1955 à 10h10, était occupé à biner les endives dans un champ situé au lieu-dit Les Ursulines, mon attention fut attirée par le bruit d’un avion. J’ai machinalement regardé en l’air pour voir évoluer l’appareil qui venait de la direction du nord et se dirigeait vers le sud, quand sur la droit de l’avion, à peu près à la même altitude, j’ai distingué un engin de forme cylindrique, tournoyant dans l’espace. Ce dernier était de couleur aluminium. J’ai suivi cet engin des yeux pendant environ trente secondes, pour le voir disparaître très rapidement. Sur le moment je fus très surpris de voir cet engin tournoyer au-dessus de ma tête et je me suis demandé de quoi il pouvait bien s’agir. Au premier arbore j’ai cru que l’avion avait largué quelque chose mais lorsque je l’ai vu partir à toute allure, j’ai compris qu’il ne pouvait s’agir que d’une soucoupe volante. J’affirme que ce que j’avance est la stricte vérité et ne pas avoir été victime d’une hallucination. J’ajoute qu’il y avait près de moi à ce moment-là, deux jeunes filles de Gapennes, Mlles L… Denise et Janine, qui n’ont rien vu car, ayant été tellement surpris, je n’ai pas eu le réflexe de les alerter.
Lecture faite persiste et signe.

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7 janvier 1961

Compagnie de Saint-Omer, 2° légion de gendarmerie, groupement du Pas-de-Calais, Saint-Omer, le 7 janvier 1961. Rapport du capitaine G…, commandant la compagnie de gendarmerie de Saint-Omer, dur des renseignements concernant l’apparition d’un engin lumineux dans le ciel sur le territoire de l’arrondissement de Saint-Omer.
Le 1er janvier 1961 à 20 heures, un engin lumineux a été observé à Muncq-Mieurlet, commune située dans le canton d’Ardrès. Effectuant une enquête auprès de la personne signalée comme ayant vu l’engin, le commandant de la brigade d’Ardrès a recueilli les renseignements suivants :

Le 1er janvier 1961 vers 20 heures, M. D…, ouvrier agricole, demeurant à Muncq-Mieurlet, se trouvait dans la cour attenante à son habitation, quand il aperçut en direction du sud, à une distance de deux kilomètres environ, et au-dessus d’un petit bois, un engin lumineux en forme de toupie, la partie conique étant dirigée vers le bas. Cet engin était immobile. La partie hémisphérique était entièrement lumineuse et de couleur rouge vif ; la partie conique formée de traits lumineux multicolores, M. D… observa quelques minutes ce phénomène, il vit l’engin passer du rouge vif à l’orange, il lui sembla qu’il se déplaçait légèrement dans le sens est-ouest, puis une gerbe d’étincelles jaillit et l’engin disparut. Pendant la manifestation de ce phénomène, M. D… n’entendit aucun bruit semblant provenir de l’engin. A 20 heures, la lune était levée et elle se trouvait dans la direction du nord-est. M. D… a la réputation d’être sensé et équilibré. Aucun autre témoin des faits n’a pu être trouvé dans la circonscription.

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5 Août 1955 - CINQ OVNI AU-DESSUS D’UN CIMETIERE

Deuxième région militaire. Commandement régional de la gendarmerie, état-major 3e Bureau. Le 11 Août 1955, le colonel commandant la gendarmerie nationale de la 2e région militaire à M. le ministre de la Défense nationale. Direction de la gendarmerie et de la justice militaire – sous-direction de la gendarmerie, bureau technique à Paris. Bordereau d’envoi : Rapport n° 102.4, en date du 8 août 1955, du lieutenant commandant la section de gendarmerie de Vouziers dans les Ardennes.

Le 5 août 1955 à 14H30, trois personnes domiciliées à Buzancy dans les Ardennes ont aperçu cinq soucoupes volantes au-dessus du cimetière allemand situé en bordure du chemin départemental n° 12 à 600 mètres au sud-est de cette localité. MM. V… Célestin et C… Louis, accompagnés du jeune M… Jean-Luc âgé de onze ans, étaient occupés à l’entretien du cimetière dont ils ont la charge, lorsqu’ils eurent leur attention attirée par des engins inconnus. D’après leurs déclarations, ces cinq engins, de couleurs brune, brillants par moments sous l’action des rayons solaires, venaient de la direction du nord et évoluaient à une altitude de 500 mètres environ. Ils descendaient et remontaient verticalement à grande vitesse. Aucun bruit de moteur ni de sifflement n’était audible… L’un d’eux, de forme circulaire, d’un diamètre de 1,50 mètre environ, très transparent et paraissant recouvert de grillage, serait passait au-dessus des témoins à une trentaine de mètres de hauteur. Deux de ces appareils ont semblé atterrir derrière un bosquet dans un champ, à 300 mètres du cimetière. Les trois autres sont partis en direction du sud à allure vertigineuse. Les recherches effectuées dans toute la région par les témoins et le commandant de la brigade de Buzancy n’ont donné aucun résultat. MM. C… et V… sont honorablement connus et ont une réputation de personnes sérieuses. Aucune réaction n’a été constatée parmi la population.
Lille, le 10 août 1955, Colonel P… commandant la deuxième région de gendarmerie.

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30 Octobre 1957 - L’OVNI ET LES QUATRE GENDARMES

Rapport 174.4, Section de Vouziers, en date du 31 octobre 1957, concernant l’apparition le 30 octobre 1957 d’objets lumineux. Transmis à M. le ministre de la Défense nationale et des Forces armées. Direction de la gendarmerie et de la justice militaire – Sous-direction de la gendarmerie – Bureau technique à Paris.

Le 30 octobre 1957 à 23 h 50, l’apparition d’un engin lumineux e été constatée sensiblement au-dessus du village de Novy-Chevrières. L’adjudant L…, commandant la brigade d’Amagne-Lucquy, accompagné des gendarmes L…, T… et R… était en stationnement sur la route nationale n°51 à 100 mètres au nord-est du passage à niveau de Novy-Chevrières, au cours d’une patrouille. A 23 h 50 exactement, le gradé ainsi que les gendarmes ont leur attention attirée par la présence d’un engin lumineux ayant la forme d’un cigare qui circulait à l’horizon, direction nord-sud. Brusquement, l’engin a fait un écart à gauche vers l’est et s’est immobilisé au-dessus de la commune de Novy-Chevrières, pendant 30 à 45 secondes, puis il est reparti en direction sud-ouest. D’après l’adjudant L… et les gendarmes, l’engin qui se trouvait à environ 500 mètres d’eux, pouvait être à une altitude de 200 mètres. Il avait nettement la forme d’une soucoupe d’un diamètre d’environ deux fois celui du soleil levant. Sa teinte était rouge grenat. Il se déplaçait à une très grande vitesse, mais aucun bruit n’était perceptible. Il est noter qu’à cette heure, la nuit était encore très sombre, le temps était couvert. A la suite des recherches discrètes effectuées ce jour dans la commune de Novy-Chevrières, il résulte que M. V…, maire de la commune, a vu l’engin lumineux à une certaine distance alors qu’il se rendait à ses étables à l’heure portée ci-dessus. Occupé par la présence de ses animaux il n’a prêté aucune attention spéciale à cette apparition. D’autre part, en raison de l’heure tardive, il ne semble pas que la présence de l’engin ait été remarquée par d’autres habitants ou autorités. Le commandant de section qui effectuait un contrôle de service de 23 heures à 2 heures le 31, n’a personnellement rien remarqué. C’est à son arrivée au poste de Novy-Chevrières à 24 heures qu’il a été mis personnellement au courant de l’événement par l’adjudant L…, qui semblait encore sous l’impression de l’apparition. Il est à remarquer que le personnel de la brigade de Rethel, qui se trouvait à Ambli-Fleury, a déclaré avoir vu à la même heure dans la même direction une lueur rouge. Mais, vu l’éloignement, ce personnel n’a pu donner aucune autre précision sur la nature de cette lueur.

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21 NOVEMBRE 1960 - ENQUETE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPCON...

Comment être sûr de la crédibilité d'un témoin ? Voici une enquête type. Ce que décrit le témoin est extraordinaire, au sens propre du terme. Malheureusement pour lui, personne n'ajoutera foi à ses dires, en raison de sa personnalité douteuse. Ainsi sont éliminés du dossier OVNI des témoignages uniques, non corroborés par d'autres, et dont la crédibilité est faible ou nulle.

Gendarmerie nationale, commandement régionale de la gendarmerie, de la 2° région militaire, 2° légion bis, groupement de la Seine-Maritime, compagnie..., brigade ..., n°1008 du 1 9 novembre 1960. Ce jour 21 novembre 1960, P... Valentin, adjudant-chef, nous soussignés, R... Eugène et M... Pierre, gendarmes à la brigade ... dans la Seine-Maritime, rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées agissant en uniformes et conformément aux ordres de nos chefs.

Le 19 novembre 1960 à 19h30, de service à ... en Seine-Maritime, procédant à une enquête sur le soi-disant atterrissage d'une soucoupe volante en forêt de ... et dont aurait été témoin le nommé C... Rémy habitant à proximité des lieux où les faits se seraient passés. Avons entendu B... Raymond, âgé de cinquante ans, maire de la commune de ... qui a déclaré : "Je n'accorde aucun crédit aux déclarations de C... Rémy. Celui-ci a subi de nombreuses condamnation pour vol et abus de confiance. En qualité d'administrateur de la commune de ... depuis huit ans, j'ai eu l'occasion à maintes reprises d'avoir des plaintes de personnes qu'il a escroquées. Ces délits auraient pu être de très grande importance, sans mon intervention. D'ailleurs M. C... passe les deux tiers de son temps en prison. Cet incident prouve que les informations sont données au public à la légère. Il est, en effet, anormal que la presse, la radio et la télévision donnent une telle publicité à des affirmations non contrôlées puisque dans le cas présent, il est de notoriété publique que la personnalité de C... est plus que douteuse."

Le 20 novembre 1960; continuons l'enquête, avons entendu C..., âgé de quarante-huit ans, couvreur-zingueur, demeurant à ... qui a déclaré à 11 heures :

Samedi 5 novembre vers 20h30, j'ai remarqué dans le ciel des lueurs semblant provenir d'un engin qui venait de la direction de l'est. Alternativement, ces lueurs de couleurs verte, orange et rouge sortaient de cet engin dont je ne puis vous donner la forme. J'ai appelé mon amie Mme C..., qui, comme moi, a constaté les faits. Dans la nuit du 12 au 13 novembre vers 2h45, ne pouvant dormir, j'ai fumé une cigarette, allongé sur mon lit. J'était plutôt à ce moment-là en état de somnolence. Tout à coup mon attention a été attirée par une clarté de couleur verte donnant dans ma chambre. Je me suis assis sur le lit puis je me suis dirigé vers la fenêtre et j'ai remarqué que cette lueur se déplaçait. j'ai réveillé mon amie qui m'a dit de la laisser tranquille, cela ne l'intéressait pas. Intrigué je suis allé à la porte de ma cuisine mais je ne suis pas sorti. Il faisait clair de lune et le ciel était étoilé, tout à coup, j'ai aperçu à 150 mètres environ de l'endroit où je me trouvais, un engin de forme ronde qui atterrissait sur les rails ou sur le ballast de la voie ferrée désaffectée Touen-Le Mans. Cet engin avait un diamètre de 5 à 6 mètres et une hauteur approximative de 2 mètres. Il s'est posé sur un genre de trépied, à environ 1.80 mètre de hauteur. A ce moment, des jets de lumière de couleur orange, comme le feraient des flashes, sortaient de l'appareil en direction du sol. D'autre part, j'ai pu dénombrer huit rayons de lumière de couleur verte, sortant probablement de hublots et éclairant l'intérieur de l'appareil. Je n'ai remarqué aucune présence humaine dans cet engin ou à proximité. Il est resté à terre vingt minutes environ, je n'ai pas bougé de place et j'ai regardé, ébahi. A aucun moment je n'ai perçu de bruit venant d'un moteur ou autre. Au décollage, une partie de la tête de l'engin s'est mise à tourner, des ailerons sont sortis de cette partie et ont tourné également dans un sens latéral. Le trépied tournait également dans le sens latéral. Je ne puis vous donner le nombre exact de ces ailerons/ L'engin a pris de l'altitude sans faire de bruit, s'est dirigé dans la direction sud-ouest, émettant alternativement des feux verts. Le lendemain matin, je suis allé sur les lieux et je n'ai remarqué aucune trace laissée par l'engin. J'ai une chienne dont la niche est située à proximité de la voie ferrée et face à la porte d'entrée de ma cuisine; cette bête est très sure, pourant au cours de cette nuit, elle n'a pas bougé ni aboyé. Le lendemain, elle m'a accompagné sur les lieux, mais arrivée à l'endroit, elle a fait aussitôt demi-tour en gémissant. J'affirme dire la vérité et n'invente rien, d'ailleurs, je ne serait pas resté sans motif une demi-heure debout. J'en ai parlé le lendemain à différentes personnes qui m'ont conseillé d'aviser de ces faits le reporter de Paris Normandie. Je suis allé trouver ce reporter.

Lecture faite, persiste et signe.

A 12 heures, en compagnie de C... Rémy, nous nous sommes rendus sur les lieux où aurait attéri l'engin décrit par l'intéressé. Nous n'avons relevé aucune trace à cet endroit, tant sur le sol que sur la voie ferrée, seule une croix faite à la craie par C... Rémy sur une traverse en bois de la voie ferrée indique où l'engin se serait posé. D'après les dires de l'intéressé, la largeur totale à cet endroit est de 9 mètres, la forêt accuse une dépression assez marquée dans la direction du sud-ouest sur une longueur de 300 mètres environ. La voie ferrée est désaffectée depuis de nombreuses années et une seule voie subsiste.

Continuons l'enquête, avons entendu T... Renée, trente-huit ans, ménagère, demeurant à ..., qui a déclaré à 12h15 :

Dans la soirée du 5 novembre 1960, mon ami C... m'a appelée dehors et m'a fait voir des lueurs de couleurs jaune, orange, vert, rouge qui se déplaçaient assez lentement dans le ciel, il ne s'agissait pas d'un avion, au contraire l'engin semblait ballotter dans le ciel. Dans la nuit du 12 au 13 novembre 1960, vers 3 heures, mon ami m'a réveillée et m'a dit de regarder en direction de la fenêtre, j'ai ouvert les yeux et j'ai vu des lumières de couleurs verte, orange, rouge et jaune qui clignotaient dans le ciel. Cela ne m'intéressant pas, j'ai dit à mon ami de me laisser tranquille. J'ai pu constater qu'il s'était levé; quant à moi je me suis rendormie. C'est le lendemain matin qu'il m'a dit qu'il avait vu l'appareil en forme de soucoups se poser sur la voie ferrée qui passe en face de chez nous. Je lui ai dit : Pourquoi n'es-tu pas allé voir plus près ? Il m'a répondu qu'il avait eu peur; ignorant de quoi il s'agissait, il avait craint d'avoir un mauvais coup. Il arrive souvent que mon ami se lève la nuit, ne dormant pas, il fume alors sans interruption. Je vous affirme que dans la soirée du 12 novembre il était dans son état normal car il lui arrive de boire de temps à autre. Trois ou quatre verres de vin suffisent pour le saouler complètement., et à ce moment-là il ne se connaît plus. j'ai l'impression que parfois il fait des crises de dérangement mental, il devait se faire soigner à ce sujet et il arrive qu'au cours de ces crises je sois obligée, avec mes enfants, de quitter la maison et de me réfugier dans la forêt pour éviter les coups. Je crois toutefois qu'il dit la vérité étant donné que j'ai pu constater moi-même, une semaine avant, les mêmes lueurs.

Avons entendu à 12h30 M..., cinquante-huit ans, ménagère demeurant à ... qui a déclaré :

La maison où j'habite est à 300 mètres environ de celle occupée par C... Rémy, à aucun moment je n'ai vu, de jour comme de nuit, un engin suspect dans le ciel. Je tiens à préciser que mon fils et ma bru sont souvent réveillés la nuit par leur enfant âgé de quatre mois; enfin, je signale que me enfants et moi-même nous n'avons jamais vu quoi que ce soit dans le ciel, de même que nous n'avons jamais entendu de bruits suspects sauf celui des avions qui nous survolent souvent.

Avons entendu à 12H45, D..., cantonnier de la SNCF demeurant à ... qui déclare :

Mon habitation est située à un kilomètre environ au nord-est de celle occupée par C..., je suis souvent de service de nuit au passage à niveau n°27 qui se trouve à deux kilomètres environ de chez C..., je n'étais pas employé dans la nuit du 12 au 13 novembre 1960; au cours de mes services, je n'ai jamais vu d'engins ni rien de suspect dans le ciel. Je ne porte aucune considération à ce que peut dire C...

Avon entendu à 15H30, M..., âgé de soixante-trois ans, garde-champêtre de la commune de ... qui déclare :

C'est par la voie de la presse que j'ai appris qu'une soucoupe volante se serait posée tout à proximité de la maison de C...; pour ma part tous les dires de cette personne me laissent sceptique et je ne crois rien de ce qu'il peut dire. C..., tel que je le connais, est capable d'inventer cette mise en scène, ne serait-ce que pour faire parler de lui. Des contacts que j'ai eux avec la population, il résulte qu'aucune personne de ... n'a rien remarqué d'anormal dans la nuit du 12 au 13 novembre 1960.

Avons entendu à 15H15 M. C..., âgé de soixante-trois ans, conseiller municipal à ... qui a déclaré :

Je connais bien C... et j'ai appris par la presse que ce dernier avait vu une soucoups volante atterrir à proximité de son domicile en forêt de ... Pour ma part, je ne crois pas cette chose et je n'attache aucune importance aux dires de l'intéressé en raison de sa moralité douteuse et de ses antécédents.

Avons entendu à 17 heures L..., âgé de soixante-deux ans, représentant, demeurant à ... qui a déclaré :

Je ne crois en rien aux déclarations faites à la presse par C... sur l'atterrissage d'une soucoups volante à proximité de sa maison. de moralité douteuse, n'ayant aucun scrupule, C..., tel que je le connais, est capable d'inventer les pires bêtises. Aucune personne de ... à ma connaissance n'a rien remarqué d'anormal au sujet de l'apparition de la soi-disant soucoupe volante.

Le 21 novembre, continuant l'enquête, nous gendarme R..., avons entendu à 15 heures, B..., âgé de cinquante et un ans, employé SNCF demeurant à ... qui a déclaré :

J'ai assuré la permanence du passage à niveau n°30 à ... dans la nuti du 12 au 13 novembre 1960. Il passe environ une vingtaine de trains entre 0 heure et 4 heures. j'ai donc été appelé à sortir à maintes reprises tant pour la circulation des véhicules que pour les trains. Je n'ai rien remarqué d'anormal dans le ciel au cours de cette nuit. Le poste d'... se trouve à environ 3 kilomètres à vol d'oiseau de l'habitation de C... qui prétend avoir vu une soucoups volante cette nuit-là.

Pour ma part, je ne crois rien des dires de cet homme, il arrive assez souvent que des avions volant à altitude assez haute passent la nuit au-dessus de la forêt. Parfois, il est facile de voir les feux clignotants des avions qui sont de couleur rouge, vert et jaune je crois.

A 15H30, avons entendu P..., âgé de vingt-cinq and, garde-barrière demeurant à ... qui a déclaré :

C'est moi qui assurait la garde du passage à niveau n°27 à ... dans la nuit du 12 au 13 novembre 1960. De l'endroit où je me trouve placé, je peux voir tout ce qui se passe autour de moi. A mon avis, me trouvant à un kilomètre environ à vol d'oiseau de la maison de C..., j'aurais dû voir si quelque chose d'anormal se trouvait dans le ciel au-dessus de la forêt. Je n'ai remarqué aucune lueur au cours de cette nuit, pas plus que les autres nuits. Au cours de mon service de nuit, je suis appelé à sortir fréquemment tant pour le passage des trains que pour la circulation automobile sur la Nationale 138 qui passe devant ma porte. Je n'ai entendu personne dans les environs dire qu'il avait remarqué le passage de cette soi-disant soucoup volante. Pour ma part, je crois que C... a voulu faire une blague.

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