I. La naissance de la sophrologie
C'est en 1960 que le mot "sophrologie" fut crée par
un neuropsychiatre colombien de 28 ans, le docteur Caycedo.
Jugant les techniques thérapeutiques inhumaines, il part
à Nancy ou il rencontre un disciple de Cauet, le docteur
Cuvelier. Il décide alors d'utiliser l'hypnose dans son
hôpital. Mais il rencontre certaines difficultés. En effet,
le mot "hypnose" est lié au milieu occulte, ce qui rend
méfiant les personnes. Il décide de
créer un nouveau mot "sophrologie".
La sophrologie est donc l'étude de la conscience en harmonie ou étude de l'harmonie de la conscience ou, selon la première définition de Caycedo lui-même "Ecole étudiant la conscicence humaine en harmonie".
II. Les bases scientifiques
La conscience est la forme qui intègre les
différents éléments tant physique que
psychiques d'un individu.
Elle a comme postulat l'unité du corps et de l'esprit.
En agissant sur l'élément corps, on agit
automatiquement sur les éléments esprit et
âme. Une action positive ou négative sur
l'élément esprit aura une répercussion
du même ordre sur les éléments corps et
âme.
Les 3 niveaux de la conscience sont :
A. Niveau sophro-liminal ou niveau Alpha
Ce niveau ne peut être découvert qu'au
sein d'une relaxation sophrologique. On l'appelle aussi niveau Alpha car
des chercheurs ont remarqué une plus grande
activité des ondes éléctriques
cérébrales Alpha.
Pour créer ces ondes alpha, il suffit de fermer les yeux,
surtout après une concentration intense, pour provoquer une
forte apparition d'ondes alpha.
Une suggestion ou une image voient leur force décupler
lorsque l'on se trouve dans ce niveau de conscience.
B. L'état de conscience ordinaire
L'individu vit une vie normale avec des hauts et des bas.
C. L'état de conscience pathologique
L'individu vivant dans cet état est excessivement
nerveux ou légèrement
névrosé ; au pire, il est
schizophrène, psychotique.
Il y a aussi l'angoissé et le dépressif.
D. L'état de conscience sophronique
Etat de conscience étant atteint par la pratique de
la sophrologie. En atteignant cette conscience sophronique l'individu
est en harmonie avec lui-même et le monde
extérieur, il est équilibré aussi bien
physiologiquement que psychologiquement.
Cet état de conscience est l'aboutissement de la pratique du
yoga, de la méditation et de toute quête
spirituelle.
Le point extrême de la conscience sophronique est
appelé : nirvâna, samdhi, saori, royaume des cieux
etc...
E. Les degrés de profondeur
La conscience est unique, dynamique, originale et
transcendante.
La conscience est également structuré en 3
degrés de profondeur : les structures présentes,
les structures latentes et les structures sous-jacentes.
1. Les structures présentes
Elles représentent le monde des phénomènes (le conscient).
2. Les structures latentes
elle représentent le monde des possibilités, des capacités, des latences (le subconscient).
3. Les structures sous-jacentes
Elles représentent le monde biologique (l'inconscient).
En sophrologie, on travaille sur le monde des
possibilités.
Cette action est toujours positive. Je le répète,
toute action sur une partie de la conscience a une
répercussion sur l'ensemble de la conscience.
III. Les techniques sophrologique
A. La relaxation statique
C'est le processus de relaxation physique et mental.
On prend conscience de chaque partie du corps afin d'y amener la
détente, puis au fur et à mesure on descend plus
profondément dans le niveau sophro-liminal.
Ensuite, il met en pratique des exercices de pensée ou
d'imagerie positive, cela s'appelle l'activation sophronique.
Par la suite, il se désophronise, c'est-à-dire
qu'il amplifie sa respiration, il réveille son corps et
reprend doucement contact avec le monde extérieur. (Environ
10 minutes).
B. La relaxation dynamique : trois degrés de pratique
1. La sensorialité
Ce premier degré est composé d'une
vingtaine d'exercices issus du hatha-yoga dans sa forme dynamique.
L'individu se concentre sur un objet de la nature qu'il visualise
intérieurement, une image paisible et neutre, sans
coloration affective importante : une fleur, un arbre, un nuage, un
paysage etc...
Cela développe le pouvoir de visualisation et l'aptitude
à fixer son attention. Par la suite, il essayera de prendre
conscience des sensations corporelles.
Cet exercice permet de court-circuiter les pensées parasites
et engendre un plus grand calme intérieur. Il s'agit d'un
excellent exercice pour lutter contre le stress.
C'est à ce moment là que l'on peut apprendre la
relaxation en position debout.
2. Connaître et accepter son corps
Ce deuxième degré est inspiré
du bouddhisme tibétain.
Il s'agit de visualiser son propre corps.
Le but principal de cet exercice est l'acceptation de l'image
corporelle et de déceler une mauvaise attitude physique ou
une tension corporelle non perçues auparavant.
L'autovisualisation est poussé vers la perception des 5 sens.
3. Méditation et intuition
Ce troisième degré a une approche
occidentale de la méditation zen, avec les aspects
importants tels que la postures, le niveau de conscience et la
concentration sur le hara.
La posture de ce troisième degré est
très importante et très précise. Ici
la colonne vertébrale se redresse afin de retrouver sa
verticalité naturelle et de libérer la
région abdominale où est situé le
fameux hara des Japonais, centre énergétique et
vital. C'est sur ce point situé à quelques
centimètres en dessous du nombril que l'individu place ses
mains. Celles-ci y exercent à chaque expiration une
légère pression ce qui aide à la
conscientisation de ce lieu.
Le but de ce troisième degré est de prendre
conscience de notre dimension spirituelle. Nous perçevons que notre
être est relié à tous les
êtres ainsi qu'à une puissance spirituelle.
Matiafis