Les gnomes : Appellation tirée du grec, gnome signifie « celui qui vit à l’intérieur de la terre ». La terre solide étant le milieu dans lequel ils se déplacent, comme l’air l’est pour les humains, ils ne rencontrent pas plus de résistance dans les roches les plus dures que nous devant les rafales de vent. On peut dire de ces monstres, qu’ils sont en continuel mouvement, expansion et en rétraction, pouvant atteindre des tailles semblables à celles des plus grands mammifères connus. Les nains, d’aspect humanoïde, ne dépassent pas généralement la hauteur de deux paumes.
Les nains :
Ce sont les plus connus, nains ou petits hommes innocents,
bons et cruels comme les enfants. Ils sont dépourvus de
conscience éthique et on ne peut les dire ni bons ni mauvais.
Espiègles par nature, ils aiment se moquer de ceux qui les
recherchent maladroitement mais sont, par contre, les serviteurs soumis
des véritables mages. Leur aspect les fait habituellement
paraître d’âge mûr, bien que
cela ne corresponde pas à ce que nous appelons
âge, car ils vivent des siècles et ne connaisse
pas comme nous les états d’enfance, de
maturité et de vieillesse. Leur apparence est toujours la
même. Aux stades de plus grande matérialisation,
survenant seulement dans des conditions particulières et
dans des endroits non fréquentés par les humains,
ils n’émettent pas de sons et ne les
perçoivent pas. Ils fuient le soleil et adorent la
lumière de la lune, celle des petites lampes à
huile et des vers luisants. De nature tranquille, ils ont coutume de
rester très longtemps immobiles.
Il en existe de la hauteur d’un poing, pas plus hauts
qu’un pouce, comme on le dit dans les contes pour enfants.
Ceux-là sont très difficilement perceptibles par
les adultes, bien qu’eux-mêmes doivent penser le
contraire puisqu’en présence ou au voisinage des
humains, ils se cachent derrière les objets, dans les coins
les moins éclairés ou, utilisant leur pouvoir de
passer à travers la matière, dans les tiroirs des
meubles qui n’ont pas été ouverts
depuis longtemps. Ils aiment la proximité des enfants et
leur suggèrent des lieux, des emplacements pour leurs jeux,
leurs danses, leurs chants, leurs rondes et leurs parties de
cache-cache. Espiègles, ils pratiquent des enchantements
psychiques qui empêchent les adultes de trouver de petits
objets. Une fois le voile enlevé, ils se divertissent
à voir comment les choses perdues se trouvent quelquefois
dans des endroits différents de ceux où elles
étaient. Ceci laisse supposer qu’ils
possèdent une certaine capacité de translation.
En fait, il est beaucoup plus courant que ce soient leurs
enchantements, joints à la confusion, aux angoisses et
à l’embarras produits en l’homme par
leurs espiègleries, qui conduisent les personnes
elles-mêmes à prendre l’objet en main et
à le mettre ailleurs sans en avoir conscience.
Les fées :
Se sont également des
élémentaux de la Terre. Cependant, leur
très grande variété et la tradition
littéraire et populaire les exaltent de telle
façon que, dans de nombreux pays, cette
dénomination est synonyme de sorcière ou de
magicienne, comme dans la version du Bas Moyen Age et de la Renaissance
du mythe de Merlin dans la saga d’Arthur, où
Morgane est dépeinte sous la forme d’une
fée.
Leur apparence est semblable à celle des humains, leur
taille varie entre celle d’une personne minuscule et celle
d’une personne de taille normale.
Gouvernées elles aussi par la lune, elles aiment se
réunir en des lieux éloignés de toute
présence humaine et danser en cercle dans les prairies
entourées de bois.
Il est certain que les fées sont fort expertes dans la
connaissance des vertus occultes des plantes et des
minéraux. Habiles en enchantements, en magie et en
sorcellerie, elles inspirent aux guérisseurs leur art
étrange et grossier à la fois, où
l’intuition se mêle au souvenir tronqué
d’une science perdue. Une certaine
variété de fées est
étroitement liée aux humains. A
l’époque des anciennes monarchies, elles avaient
coutume de faire des dons aux nouveaux-née sous forme de
bénédictions, ou de malédictions
lorsque les circonstances étaient défavorables.
Généralement, elles aiment les enfants, leur
suggèrent des jeux, les protègent des dangers et
leur inspirent par télépathie les actes qui les
gardent vivants et joyeux.
Leur aspect est féminin et je ne sais s’il en
existe de sexe masculin.
Matiafis