Les sirènes :
Se sont les élémentaux de la surface de
la mer. On les décrit avec une tête de femme et un
corps d’oiseau et aussi de poisson. Alliées aux
formes élémentales qui gouvernent les brises
marines, elles produisent des sons harmonieux très
semblables à la voix humaine, qu’elles peuvent
imiter grâce à leurs pouvoirs
télépathiques. On pourrait les classer au sommet
hiérarchique de toute une gamme
d’élémentaux qui, tout en
étant de l’Eau, ont besoin de la combinaison de
l’Air pour vivre.
A l’autre extrémité, se trouveraient
les minuscules créatures qui ne vivent que dans
l’écume, qui naissent et se dissolvent avec elle,
particulièrement lors des nuits de pleine lune. Selon la
médecine antique, ces dernières avaient la
capacité de réaliser des guérisons
extraordinaires chez ceux qui se baignaient dans leurs eaux. Elles
servaient aussi les mages qui pouvaient lire des augures dans le
reflets de la lumière lunaire ou chemin d’argent
de la pleine lune sur la mer calme.
Il existe une autre variété de sirènes
qui apparaissent les nuits où les vagues deviennent
phosphorescentes parce que saturées de formes animales,
comme celles qu’on appelle noctiluques. Elles sont porteuses
de mauvais présages et des pires souvenirs. Elles sont en
relation avec l’antique mystère de la lune
submergée.
Les néréides :
Se sont de puissants esprits féminins de la nature qui servaient d’escorte à Aphrodite, celle qui est née de l’écume. Elles peuvent atteindre de grandes profondeurs et habitent dans des grottes sous-marines. Leur position élevée dans la hiérarchie en faisait aussi des compagnes d’Amphitrite, l’épouse de Poséidon, roi de la mer et des grottes souterraines, antique seigneur des tremblements de terre et des cavaliers, car l’écume bouclée que porte la crête des vagues est identifiée aux crinières des chevaux de Poséidon. Traditionnellement associées à la royauté et à la seigneurie, elles étaient censées protéger les manœuvres délicates des anciens bateaux à voiles des rois et des empereurs. Leurs contreparties masculines sont les tritons, qui faisaient aussi partie de la suite de Neptune. Ils répondent au pouvoir trin du reflet du Logos sur le grand miroir ou cristal noir d’origine terrestre et ignée, conservé en Thulé pour la couronne du Roi du monde. Ils ont, comme les néréides, la moitié supérieure du corps semblable à celui de l’homme, et la moitié inférieure semblable à celui d’un poisson allongé, à la manière d’un serpent de mer. Parés d’algues et de coraux, de perles et de coquillages, ils soufflent dans les conques supersoniques éthérées, annonçant le passage des vainqueurs. Ils connaissent le secret des trésors immergés et on les représente, en certaines occasions, comme les exécuteurs violents de la volonté de leur Maître qui, de son trident magique, maintient les bateaux sur les eaux ou les pousse sur les rochers et les éventre. Dans les temps anciens, ils conseillaient les voyageurs humains dans les sciences perdues, provenant de continents submergés.
Les ondines :
Elles doivent leur nom au latin unda, littéralement vague. Elles habitent les cours d’eau, spécialement ceux des régions où ils courent entre les rochers et se déversent en cascade écumantes et murmurantes. D’autres variétés sont marines et vivent sur les côtes et les plages, toujours en des lieux retirés, où se trouvent des cavités. Leur forme, pareille à celle d’une femme dans sa partie supérieure, est indéfinie en dessous de la taille, semblable aux étoffes toujours humides qui la couvrent. Les traditions les représentent peignant leur longue chevelure dans des attitudes très féminines et elles donnent d’une manière générale une impression de faiblesse et de fragilité si on les compare à la force vigoureuse et orgueilleuse des néréides. Dans l’Antiquité, on disait qu’elles essayaient d’enchanter les voyageurs qui s’arrêtaient près des torrents, dans des endroits déserts. Elles les invitaient à boire dans leur grotte un breuvage magique qui les confrontait à leurs propres élucubrations intérieures. Seuls les pures et les forts pouvaient l’emporter et se libérer des pactes dangereux passés avec les ondines aux yeux hypnotiques. Elles détenait certains bijoux, probablement des anneaux, qu’elles offraient pour que le chevalier qui les acceptait s’éprenne d’elles et leur fasse soumission.
Les nymphes :
Se sont des élémentaux d’apparence féminines. Très belles, elles habitent dans les lacs et les eaux tranquilles. Elles sont aussi les gardiennes des sources cachées dans la forêt. On attribue aux nymphes une apparence totalement humaine au point de ne pas se différencier des femmes. Dans l’Antiquité, on leur attribuait la fonction de gardienne des tourbillons et on les disait aussi bien maléfiques que bénéfiques, manifestant un caractère à la fois capricieux et délicieux qui pouvait pousser à la tentation les dieux eux-mêmes. De ces époques nous est parvenue, très vivante, l’image d’Arétuse couverte de bijoux, représentée dans les céramiques des cultures hellénistiques de la Grande Grèce, récipients généralement associés à l’eau, pure ou mêlait de vin.
Matiafis